Parce que l’exploitation n’est pas une vocation, on se donne rendez-vous pour la rémunération de tous les stages et la hausse du salaire minimum à 15$/h!

16 février à Québec. Manifestations prévues. Transport organisé.

À noter que notamment l’ADEESE (association facultaire en éducation) et l’AFESH (association facultaire en sciences humaines) seront en grève le 16 février.

Manif 16 février H17

Suivez le lien suivant pour vous inscrire pour le transport vers Québec: ici.


Nous reproduisons ci-dessous les textes publiés par le CUTE (Campagne sur le travail étudiant) ainsi que par le FRAQ (Front régional de l’ASSÉ à Québec) au sujet de ce Rendez-vous national de la main d’oeuvre:

CUTE:
(https://www.facebook.com/events/396780237340198/)
« Les 16 et 17 février prochains se tiendra à Québec le Rendez-vous national de la main-d’oeuvre. Organisé par le gouvernement libéral, cet événement rassemblera des représentant.es des milieux patronaux et syndicaux pour discuter de questions entourant le développement économique et le travail salarié, évènement du même ordre que les sommets économiques de 1982 et 1996. Depuis plusieurs mois déjà, les principales organisations syndicales et patronales se concertent pour établir les bases d’un « consensus » à confirmer durant cette rencontre. Or, on le sait, la concertation avec l’État et le patronat n’a jamais permis aux personnes les plus marginalisées de défendre sérieusement leurs droits ni l’amélioration de leurs conditions de vie. On se rappelle, entre autres, du Sommet socioéconomique de 1996 qui s’était conclu sur l’atteinte du déficit zéro, ou encore du Sommet sur l’enseignement supérieur de 2013 qui nous impose désormais une hausse des frais de scolarité annuellement. Cette fois, nous savons déjà que les directions syndicales ont accepté que l’augmentation du salaire minimum ne soit pas inscrite à l’ordre du jour, bien que les centrales se disent au coeur des campagnes portant cette revendication. Disons qu’un compromis de cet ordre donne le ton.

Derrière des portes closes, on discutera de l’arrimage, toujours avec plus d’acuité, de notre formation aux préoccupations actuelles des employeurs. Alors que 70% des emplois nécessitent un diplôme d’études postsecondaires, il est de plus en plus difficile de défendre la vision idéaliste d’une éducation désintéressée : l’éducation publique québécoise a été conçue pour pourvoir en main-d’oeuvre le marché du travail et la plupart d’entre nous sommes contraint.es à faire le choix d’une formation technique (au DEP et au cégep) ou professionnelle (à l’université).

La récente victoire, bien que nuancée, des internes en psychologie pave la voie pour les autres programmes dans lesquels on exige que soient complétées des centaines d’heures de stage gratuitement, notamment dans les disciplines où les femmes sont surreprésentées parmi les stagiaires. Or, la bourse obtenue par les futur.es psychologues n’est pas une rémunération en bonne et due forme ; elle n’est donc pas accompagnée des droits et avantages liés à la reconnaissance du travail à travers l’obtention d’un salaire (ex. congé parental, santé et sécurité au travail, assurance emploi etc.).

Oui, nous voulons détruire la fausse séparation entre travail et étude. Si nous dénonçons la subordination des études au marché du travail, nous considérons toutefois que la critique de la marchandisation du système d’éducation, parce qu’elle confine les étudiant.es dans un statut de bénéficiaires, ne permet pas de défendre leurs intérêts. Par ailleurs, cette critique ne permet pas de comprendre le rôle de reproduction sociale de l’école tel qu’il est, fruit de la collaboration de l’État et du patronat, depuis les années 1960.

Les personnes qui complètent une formation accomplissent un travail productif qui mérite rémunération: les heures de travail accomplies dans le cadre des études, qu’elles soient réalisées en classe ou en stage, doivent donc être reconnues par l’octroi d’un salaire. Cette lutte de longue haleine commence par l’obtention d’une juste rémunération pour l’ensemble des personnes devant compléter des stages obligatoires, sans égard à leur domaine de formation. Nous ne sommes pas seulement “tanné.es d’être pauvres”! Nous exigeons de meilleures conditions d’études et la reconnaissance du statut de travailleuses et de travailleurs pendant les études. On ne devrait pas accepter l’arrimage de nos formations aux nouveaux besoins du marché sans reconnaître la valeur du travail étudiant. Parce que l’exploitation n’est pas une vocation, on se donne rendez-vous pour la rémunération de tous les stages! »


FRAQ:

(https://www.facebook.com/events/1883360661898457/)
« Le 21e siècle amène une vague de profonds changements économiques et sociaux dont nous commençons à peine à apprécier l’ampleur » avait déclaré Philippe Couillard dans son communiqué par rapport au Rendez-vous national sur la main-d’œuvre.

Il est par contre loin de se douter de la profondeur des bouleversements que vont causer le mépris d’une élite politique traitant les travailleurs, travailleuses et les étudiants, étudiantes comme de la main d’œuvre.

À l’heure où les inégalités ne font que s’accroître, les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux, le Parti libéral mène depuis son élection une politique des plus patronales. Leurs grands mots sur les défis du développement ne sont qu’un écran de fumée pour cacher la destruction de nos droits sociaux et syndicaux.

Contre ce gouvernement corrompu, ses mesures d’austérité et son mépris du peuple, ensemble venons crier notre colère lors de la manifestation nationale sur la main d’œuvre le 16 février à Québec! »

Rendez-vous national de la main d’oeuvre